Oya

Reine des désirs de mon cœur, sur ton lit de douceur tu me contemples, de tes yeux marrons clairs reflétant le soleil agonisant, de tes grandes boucles d’oreilles rondes en or, de tes longues tresses trainant sur le lit comme d’inertes serpents, de ton corps dénudé et majestueux me parlant sourdement, de l’emaurade vert collé au milieu de ton front, du chevet de ton lit remplit de mets jolis appétissants et délicieux comme les courtes de ta peau, des deux glaives ornant ton chevet, de la statuette érotique pressant ses seins gonflée d’eau pour l’éternité, des colliers ornant ton bras gauche, du javelot tranchant s’appuyant sur ton lit, de tes lèvres, de tes lèvres sangsues aspirant le flux de mon esprit, embrasse moi oui, embrasse moi une derrière fois, avant que le temps et l’oubli des sables antiques, ne nous engouffre dans ses méandres d’errances tragiques.