Celle qui préfére se doigter à copuler

photo d'un doight bléssé
Ça faisait bien longtemps que je n’avais plus critiqué quelque chose. Aujourd’hui je vais critiquer un poème d’Iloa.
La France c’est le pays dans lequel tout le monde pète plus haut que son cul.Ainsi, Iloa Mys, dont c’est le blase sur le forum vosécrits entre dans cette tristement répandue catégorie. Ici le lien pour le lire son poème.
Franchement les 6 première lignes tiennent la route, même si certaine critique ont trouvé le poème trop court moi je l’ai trouvé parfait dans la longueur lors de ma première lecture. Voici la critique que j’ai laissé, alors que tous avant la taillaient sur la longueur de son poème:
« au contraire il est génial ton poème court comme ça. Il est toujours plus facile d’être long. Y’a l’émotion et c’est ça qui prime sur tout.Par contre la chute étant d’un autre ça gâche un peu. Sinon j’ai aimé et la longueur et l’émotion du poème ».
Le grief avec Iloa Mys ne tient pas à la qualité de sa plume même si elle n’est pas vraiment extraordinaire, mais plutôt à la manière qu’elle a de considérer le lecteur.
Alors que tout le monde lui conseillaient d’effacer, ou de modeler à sa sauce le dernier vers de son poème, qui est ni plus ni moins celui d’un des célèbres darons du surréalistes André breton (La terre est bleu comme une orange), notre obsédée à l’égo éléphantesque a répliqué dans une cinglante diatribe digne d’une ménagère et indigne qu’une poétesse:
« Décidément, ce vers n’a pour vous, pas sa place dans mon poème.Parfois, un seul vers vous transporte haut et le poème en entier est beau.Et puis parfois un seul vous déçoit.Et voilà… Tout un poème ce dimanche… C’est ainsi que je l’ai vécu… Je ne peux rien changer ». Elle est née avec la science infuse la bonne dame, plus forte que Baudelaire, elle ne corrige jamais ses vers, aie! Une autre personne revient à la charge:
« Ce que j’entends dans ce que tu dis c’est ton rapport à ton texte, or, le but, pour qui écrit, n’est-ce pas d’atteindre le lecteur (ou, au moins « un » lecteur). Donc, s’émanciper du rapport personnel avec la chose écrite. Faire de nos vers la plus belle part de nous-mêmes, un cadeau pour autrui. »
Mais la bonne Dame persiste dans sa fiente putride d’orgueil:
« Oui Zenobi, je suis d’accord avec toi. Le truc c’est que mon poème parle d’un de mes exils. Je laisse la place au lecteur de se reconnaître dans les premiers vers (cadeau) mais c’est quand même mon exil et mon deuil. C’est la raison pour laquelle mon rapport avec ce texte est fort. La raison pour laquelle je ne peux le changer.
Je ne modifie jamais mes poèmes. Je n’écris pas pour le lecteur. »

Écoutez la miauler, « je n’écris pas pour le lecteur », mais faut être littéralement et finalement et artistiquement timbrée pour écrire des conneries pareilles! C’est comme un imam ou un pasteur qui prêche dans son lieux de culte et qui dit en pleine prière, « Si je lis le saint livre ce n’est pas pour vous! C’est que pour moi! ». Pathétique. Je n’ai pas raté l’occasion de lui faire comprendre ce que je pensais sans chichi ou de délires copain copine, constatez plutôt:
« Après relecture je pense qu’il ne faudrait que garder les 6 premiers vers, comme Zenobi, car d’après moi, après eux, la charge émotionnelle retombe fortement. Quand tu dis que tu n’écris pas pour le lecteur, et que malgré cela tu publies ton poème où les lecteurs peuvent le lire, c’est un manque de respect envers tous ceux qui prennent la peine de te lire; autant publier pour ses propres tiroirs où pour son psychanalyste. Ca mérite des excuses au lectorat, en tout cas ce n’est que mon avis.Une fois l’œuf pondu, la poule n’existe plus, seul compte l’intérêt du fermier et de sa famille. Que la poule souffre de la patte, qu’elle perde des chicots, l’intérêt du fermier c’est son régal et celui de sa famille par l’omelette, et non savoir s’il ventait où s’il faisait chaud le jour de la pondaison.Alors, s’il trouve qu’il manque de matière, ou qu’il y’en a trop dans son l’omelette, il a le droit de se plaindre et de cuisiner la poule ou d’en acheter une nouvelle. L’essentiel c’est l’objet, pas l’artisan. L’Œuf pas la poule. Le poème, pas le poète. Ne jamais oublier cela ».
Justifier ses errements artistiques et refusé de les reconnaitre en faisant appel aux événements hors du poème pour ne pas avoir à corriger sa merde est absurde et stupide. Ce n’est pas parce qu’un homme est mort et que c’est avec cette forme du poème qu’on a décidé de lui rentre hommage que le poème doit rester tel il est même s’il comporte des coquilles stylistiques et des inhabilités évidentes dans sa construction. En effet, mort d’homme ne donne pas légitimité artiste à une œuvre d’art. C’est l’objet lui-même qui doit parler, et l’auteur ne doit point faire appel à des situations sommes toutes tragiques et réelles qu’elles peuvent l’être, pour justifier ses errements artistiques. La vie est cruelle, des hommes meurent toutes les seconde c’est du déjà vu. La poésie transcende ça, c’est pourquoi elle est sacrée et l’est encore plus dans un monde où plus rien n’a de valeur, et que tout se réduit au matérialisme capitaliste.
Le poème se détache du corps du poète et pénètre le lecteur comme le vit d’un amant. Un amant dit-il à sa dulcinée, alors qu’il lui présente son vit: « je te baiserai pour moi seul, ton plaisir et ton envie je m’en ficherai?! ».
Iloa Mys si tu crois qu’on écrit des poèmes qu’on affiche sur un forum où des lecteurs peuvent le lire pour après leurs cracher le foutre à la gueule en disant, « je baise pour moi toute seule! » Et bien ma grande, t’as pas fini de te doigter.

Drayano Eyako

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