nudité

Mon cœur se fend, vite ! Où me cacher ?! De la honte de ne pas être authentique.
Dans le sol ? Dans les murs ? Mais les portes sont fermées.
Les noirs d’Afrique disent :
-Tu es noir à l’extérieur et blanc à l’intérieur, t’es un traite !
Merde !
Et les blancs d’Europe disent :
-T’es noir t’es pas des nôtres, dégage !
Merde !
Je me retrouve dans la rue comme une pute dénudée qu’aucun homme ne veut épouser, mais que tous veulent baiser !
Vite ! Cacher ma dénudée !
De tous, seuls les blancs sud-africains me comprendrons : d’être haïs où je suis né et où j’aurais dû naitre.

Belle arménienne (Bukette)

 
Je me souviens, cet après-midi-là, un bar, toi, moi, assis face à face, moi parlant peu, toi, beaucoup. Une agréable odeur de nourriture fait de riz et de sauce d’arachide s’amplifie en troublant mon odorat à l’instant où j’écris ces mots. Je me souviens t’avoir dévoré des yeux comme ce plat africain que me cuisinait ma daronne. Sur cette table tout ce que ta bouche laissa échapper sonna délicieux. J’en avais que pour ton visage, étrangement, soudainement très attirant, comme pour l’alcool qui se déversait en chute d’amour le long de ma poitrine. Nirvana de sens, peau électrique, les fourmis dans la bite. Je me souviens, ton vendre rond, rond bonbon, sur lequel je voulus poser ma main pour caresser notre fœtus imaginaire qui s’y lovait. Hum ! Je me souviens de tes paroles : « je me sens bien avec toi Drayano. Je me sens en sécurité en marchand dans la rue prêt de ta grande taille et de ta grande beauté ! ». Et tu t’es blotti un peu plus sur la couette de mon épaule, anéantissant l’espace nous séparant sous le parapluie comme j’aurais aimé que ma bite fît sous ta chatte. Je n’ai rien laissé transparaitre moi, de ma longue émotion, comme le visage de Takeshi kitano. Je me suis contenté de serrer ta main plus fortement et de siffloter du

Garcimore

C’est devenu mal poli de t’aborder dans la rue. T’as vite fait de me cataloguer : « wesh, abracadabra je veux te voir à poils ! ». Alors je cache le tout : mes flatulences et le reste. Je t’offre un sourire qui me pèse, un intéressement qui me migraine. Dans cet enclos public, tu verras pas mes craintes, sentiras pas mes mauvaises odeurs. Et comme les autres, tu mordras l’hameçon d’une menstrueuse pas baignée depuis des mois. Abracadabra !