Sonatine


Douce mélodie la ville est à nous, et s’éveille d’une odeur de poudre et d’une rafale de balles éclairées à la volée d’un brouillard cliquant, et de flashes étincelants. Ciel gris, cil lisse, on s’y enlise; éclipses soudaines, ennuie, éternité statique. Agonie. Cage claustrophobe. Regards stoïques. Sang. Plage nocturne sur laquelle dansent d’étranges alcooliques; vent portant les cris d’un viol. Chevalier barbare arrachant la proie aux dents des prédateurs. Eux, qui pensaient pourtant passer un agréable quart d’heure. Pleurent. Meurent. Sonatine, murmure rythmé, miel de sons dans lequel se noient le soleil et la nuit; les prismes d’une explosion, achèvent des mouches disparates. Deux marginaux s’aiment; l’un est muet et violent, l’autre est douce et distante, et n’en finit pas d’attendre…Le jour est plein, rassasié, et la terreur insondable dématérialisée.
-Allons poisson bleu! Le paysage est magnifique, il est temps de fermer les yeux,… il est temps de crever! Sonatine…