Belle arménienne (Bukette)

 
Je me souviens, cet après-midi-là, un bar, toi, moi, assis face à face, moi parlant peu, toi, beaucoup. Une agréable odeur de nourriture fait de riz et de sauce d’arachide s’amplifie en troublant mon odorat à l’instant où j’écris ces mots. Je me souviens t’avoir dévoré des yeux comme ce plat africain que me cuisinait ma daronne. Sur cette table tout ce que ta bouche laissa échapper sonna délicieux. J’en avais que pour ton visage, étrangement, soudainement très attirant, comme pour l’alcool qui se déversait en chute d’amour le long de ma poitrine. Nirvana de sens, peau électrique, les fourmis dans la bite. Je me souviens, ton vendre rond, rond bonbon, sur lequel je voulus poser ma main pour caresser notre fœtus imaginaire qui s’y lovait. Hum ! Je me souviens de tes paroles : « je me sens bien avec toi Drayano. Je me sens en sécurité en marchand dans la rue prêt de ta grande taille et de ta grande beauté ! ». Et tu t’es blotti un peu plus sur la couette de mon épaule, anéantissant l’espace nous séparant sous le parapluie comme j’aurais aimé que ma bite fît sous ta chatte. Je n’ai rien laissé transparaitre moi, de ma longue émotion, comme le visage de Takeshi kitano. Je me suis contenté de serrer ta main plus fortement et de siffloter du

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