L’indéterminé

L’indéterminé me nerf.
Tendu par les fils du front, mon pantalon fond dans la poussière.
Nous sommes pauvres et le sommes profond.
J’aimerais me tailler, changer d’horizons, voir d’autres plafonds moins blafards et pédaler dans le vent.
Mon pantalon serre à la taille.
Mes babouches sont vieilles et sales.
Il me reste que haine et rage pour raison social !
Le chômage broie et noie sans raisons.
J’en ai marre de vous, d’eux, de nous, de tout.
Un oiseau chante à ma fenêtre j’ai envie de lui foutre une balle !
Ça me casse les couilles de devoir sortir et de savoir que tout sera pareil, sans surprises, que de la routine, des overdoses de routines.
Le torse me démange et j’ai envie de frapper quelqu’un en plein visage.
Lui péter ses dents, son nez, l’achever à coups de pieds au sol.

– Fermez vos putes de sales gueules !