décapitation post mortem

stèle d'homme aux morts

Regardez les allongés dans leurs aises ses enfoirés! Parce que c’est mort ça droit au respect!

Parce que c’est mort ça droit de dormir toute l’éternité en paix! Toutes la journées sans travailler!

Combien coutez vous à la société, avec vos tombeaux, stériles demeures qu’une main fragile s’évertue en vain à faire fleurir comme un vit impuissant?!

Ha! Hypocrites mendiants du souvenir et de la mémoire! Vous envahissez tout! Même internet! C’est dingue!

Regardez toutes les vidéos beuglantes, et tous les poèmes agonisants que s’attachent à faire gémir ceux que vous avez abandonné, comme si leurs vils pleurs propagandistes pouvaient former un océan, et devenir ce nouveau placenta dans lequel avec vos moues dégueulasses vous vous régénériez! Saloperies!

Combien diables de décapiteurs, de violeurs, de génocidaires dorment d’un œil paisibles dans de caveaux claustrophobes, au milieu de leurs victimes et de leurs complices?

Ha! Les morts enterrés, avec leurs cadavres délabrés, leurs dépouilles rongées par la vermine anorexique, sont ses rois de l’éphéméride ayant gagnés leurs couronnes et leurs saintetés héréditaires, à l’instant de leurs décès hérissés.

L’une pleure l’amant volage qui jadis la battait, l’autre regrette la mère violente qui jadis le persécutait, et l’autre encore, regrette de n’avoir jamais dit je t’aime à cette personne égoïste partie trop tôt.

Que de sottises et de bassesses d’esprits! Qu’ils crèvent les morts!

-Ha! Salauds de morts! Quand est-ce que cesserez vous des vivants alimenter les remords, et en même temps, de la mort fleurir les sanctuaires coruscants?

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Les amours d’une nuit


-L’ouverture de la porte, ressemble à celle de la grotte

D’où ruisselle les larmes, et la plénitude des âmes

Le soir nous suons, à l’entrée de nos unions

« Moribonds cimetières, couvrant les horreurs, »

-D’un charnier de chairs

-et d’un amas de fleurs, jetées sur le seuil,

« de nos cœurs en deuil »

 

« les amours d’une nuit, sont les moribonds cimetières, de nos cœurs en deuil »

Émeutiers

 

feu

feu

Déchirure ouverture du ventre

Gorge vomissant un fœtus gluant

Poignard dans l’œil sifflant d’eaux

Macchabés branlant leurs destins de monstres

Tendent le bras pour te lécher la peau

Cimetière aiguillé tel la montre

Ne vous en faites pas grouillants

« Nous s’y plongerons tous dans cette eau »

-Montres nous le chemin apôtre

Miaule une édentée à un rampant

« Petite sotte ne te retourne pas!

Réfugions nous vite dans le trépas! »