suicide sodomite

suicide

Ode au suicide ! Que mon cœur est vain et que ma vie est creuse de ce trou d’excrément qu’est l’existence, de mes dents pourries d’où des racines poussent pour s’expulser vers l’extérieur des asticots fainéants, de ces cafards humides qui aigrissent mes yeux, de cette pisse fluorescente qui brule ma verge, de ma gorge tranchée d’où s’écoule le vin chaud, chaud comme mon cœur boule de feux, boule de nerfs, boule de haines qui me vomissent.
Tue moi ce soir d’un coup de bat en pleine nuque ! Que ma cervelle explose comme un fruit trop mûr et trop sûr de sa déchéance prochaine. Mon corps ensanglanté perd sa saveur salé au contact de ta sueur fluide, frère des divinations stériles d’où les miasmes d’orgies féeriques se déversent comme l’eau du fleuve dans celle de la mer, ouvrant dans mes cotes de larges blessures creuses, floues, têtues comme un homosexuel ayant les flammes au corps, dévorant l’écorce de mon torse, transperçant d’une épée ce corps impur, voué aux lamentations, aux injures, et aux déchéances des nations.

suicide sodomite 2

Les amours d’une nuit


-L’ouverture de la porte, ressemble à celle de la grotte

D’où ruisselle les larmes, et la plénitude des âmes

Le soir nous suons, à l’entrée de nos unions

« Moribonds cimetières, couvrant les horreurs, »

-D’un charnier de chairs

-et d’un amas de fleurs, jetées sur le seuil,

« de nos cœurs en deuil »

 

« les amours d’une nuit, sont les moribonds cimetières, de nos cœurs en deuil »